Matériaux pour les travaux, carburant, courses, énergie, vêtements en coton, pas un jour ne passe depuis le début de l’année où l’inflation ne fait l’actualité. D’ailleurs, elle ne parle que de cela, l’actualité, de cette hausse des prix. Du jamais vu depuis 1985 ! Et, cela ne fait que commencer. Un sacré coup dur pour le pouvoir d’achat, d’autant que bien d’autres postes de dépense sont eux aussi impactés par la crise sanitaire et plus récemment par la guerre qui se déroule en Ukraine. C’est tout particulièrement le cas du secteur des soins. 

À l’heure où il nous faut prendre soin de notre santé, ces derniers coutent de plus en plus cher

Il nous faut donc mettre de plus en plus la main à la poche pour se soigner, prendre soin de sa santé. En cause ? La part des praticiens de plus en plus importante autorisée par l’assurance maladie à faire des dépassements d’honoraires. Résultat, ils ne sont plus qu’une poignée à être intégralement remboursée par la sécurité sociale quand il est possible de s’y rendre sans parcourir des centaines de kilomètres (au vu du prix du litre de carburant, cela impacte encore plus le pouvoir d’achat). À cela s’ajoute aussi le nombre de médicaments déclassés par l’assurance maladie qui sont de moins en moins bien remboursés sans compter la liste qui s’allonge de médicaments vendus en libre-service derrière le comptoir du pharmacien qui sont à l’entière charge du patient. Dans un tel contexte, jamais la souscription à une complémentaire santé n’a semblé aussi indispensable. 

Comment faire le bon choix ? Gros plan sur les astuces pour trouver la complémentaire santé. 

Choix d’une complémentaire santé : le niveau de garantie, le budget

Indissociable l’un de l’autre, il est essentiel de définir un budget, mais aussi le niveau de garantie souhaité avant de souscrire une complémentaire santé. Entendu que plus le niveau de garantie est important, plus le coût lié à la souscription d’une complémentaire santé est importante. 

Rien de tel donc que de prendre le temps de la réflexion, de faire le point sur son budget pour définir quelle somme mensuelle peut être affectée à la complémentaire santé. Une fois fait, il convient de faire le point sur ses besoins en santé. Dentaire, optique, hospitalisation, orthodontie, kinésithérapie, grossesse, médecines douces …. inutile en effet de souscrire des garanties si l’on n’a pas besoin de soins optiques. À l’inverse, si l’on est sujet à des problèmes d’audition, que l’on va voir un homéopathe ou encore un ostéopathe, mieux vaut souscrire des garanties sur ces postes. Bien entendu, plus le niveau de garantie est important et plus le taux de remboursement le sera. C’est important de trouver la bonne formule pour être correctement indemnisé en cas de besoin.

Choix d’une complémentaire santé : l’obligation

Il faut avoir à l’esprit qu’avoir une complémentaire santé n’est pas obligatoire à l’exception des salariés du privé (qui depuis la loi ANI de 2013 entrée en vigueur le 1ER janvier 2016 oblige les employeurs de ce secteur à proposer une mutuelle d’entreprise). Les salariés du public, les indépendants, les travailleurs non-salarié, les agriculteurs, les chômeurs, les étudiants, les enfants ou encore les étudiants, eux, ne bénéficient pas d’une complémentaire santé d’office. À chacun donc de souscrire une complémentaire santé de son choix

Bien que non obligatoire dans la plupart des situations, la complémentaire santé n’en reste pas moins indispensable compte tenu de la baisse constante des taux de remboursement de la part de l’assurance maladie (sauf rare exception à l’image de la prise en charge totale des contraceptifs, mais seulement jusqu’à 25 ans, au-delà c’est fini) et des soins qui augmentent. Du coup, rien n’empêche de souscrire deux contrats en même temps pour être encore mieux couverts. C’est le cas si le contrat collectif ne couvre pas tous les besoins de santé ou si en comparant les garanties, en mixant deux mutuelles, les remboursements sont plus avantageux : l’une couvrira entièrement les soins dentaires, la seconde prendra en charge la totalité des soins de médecines douces par exemple. En profitant de deux formules différentes, les garanties sont alors plus favorables pour le pouvoir d’achat. À noter que certaines mutuelles proposent des tarifs dégressifs pour des souscriptions « famille ». Prendre le temps de comparer les mutuelles entre elles s’avère donc un choix judicieux.